Une crête haute et dense, une bouche immense, une silhouette longue, une gorge ronde, juvénile. L’artiste qui a sculpté sa beauté, non seulement l’aimait mais savait aussi manier la gouge, précisément, pour que l’outil donne corps aux fantasmes de l’homme : plans, cylindres, ellipses, sphères, toutes ces formes sont nettes, sans approximation. Cette oeuvre, sensuelle ô combien et cependant tellement abstraite, ce n’est pas une femme mais un désir fait sculpture - une sculpture fatale qui, à la manière d’une femme fatale, innocemment séduit ceux qui l’approchent.

(Musée du quai Branly, exposition “Nigéria, la vallée de la Bénoué, sculpture Tiv, bois, avant 1930, collection privée)

  1. Camera: iPhone 4
  2. Aperture: f/2,8
  3. Exposure: 1/15th
  4. Focal Length: 3mm